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Publié le 25 Mai 2014

Les régentes acrylique sur toile, 184x73 cm 2006

Frans Hals en harmonie de voile, noir en éclat de loi, une échappée sur béton. L'assemblée matriarcale dévisage, ne tolère que têtes d'épingle et pognes, un ravaudement de prière et un enracinement de conciliabule.

Les rares turent Rimbaud, acrylique sur toile,50x65cm, 2011

Rimbaud fut une adolescence. Rimbaud fut aussi un homme, une vie, non seulement d'écriture brève, mais aussi de voyage et de destin adulte, une ombre sur un paysage ingrat, une fracture d'os et de chair.

Grünen Wald, acrylique sur toile, 232x89cm, 2013

La forêt cache, recèle, perturbe, désoriente, dernier bastion de la nature sauvage. Elle nous remémore ce que les poètes et artistes allemands y virent de fantastique, ce que plus récemment nous montra David Lynch d'inquiétante étrangeté, lieu où se déchaînent les passions et la bestialité. Elle incarne le spectacle précis de la victime et du bourreau, peut-être l'un et l'autre aussi désarmés.

Attentat, acrylique sur toile, 50x130cm, 2012

À la pudeur ou politique, l'attentat forme l'acte souvent entrepris par l'artiste faisant effraction, sorte de clown, d’énergumène, de vaurien réveillant la conscience en léthargie.

Évangéliste, fusain, encre, aquarelle, acrylique, sur papier, 70x140cm, 2014

Ce qui m’intéresse le plus c'est la présence. Comment créer une vie avec du bassement matériel ? Du négligeable assemblé ? Un être propre, en dehors de moi et dont je suis à l'origine ? Donner consistance à l'étrange goût réel d'une chose qui n'existe pas ?

Saint-Jean d'après Léonard, acrylique sur toile, 110x76cm, 2012

Un croquis de Léonard et de son école montrant un Saint Jean ithyphallique et sulfureux me fut une sorte d'impulsion. Sur un support bois, un corps est gravé, truellé, raclé, affublé d'un slip trop large et peu respectueux, visage tordu, le geste de la main droite s'articulant vers la tête, le crane rejeté, le nez excessif. Se dessine une torsion entre corps et esprit tenaillés par les désirs équivoques.

Rédigé par Franck Charlet

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